1928-) Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres qui sont résumées et commentées



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André Durand présente
Gabriel GARCIA MARQUEZ
(Colombie)
(1928-)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’Cent ans de solitude’’).

Bonne lecture !

Né dans le village d'Aracataca, l’année même du massacre, dans sa région, des ouvriers des bananeraies qui étaient en révolte contre les patrons, il était, l’aîné de onze enfants, le fils d'un télégraphiste, Gabriel Eligio Garcia, et d'une jeune fille de la bourgeoisie locale, Luisa Santiaga Marquez. Mais il fut véritablement élevé par ses grands-parents maternels. Son grand-père, Nicola Marquez Iguaran, un ancien colonel, était son compagnon et confident : il lui raconta comment, lui qui était libéral, libre penseur et anticlérical, s’était battu, les armes à la main, contre les gouvernements conservateurs. La grand-mère, Tranquilina Iguaran Cotes, femme nerveuse et visionnaire, entrait la nuit dans sa chambre et le terrorisait par ses histoires de revenants. La maison et son ambiance constituèrent le cadre de nombre de ses nouvelles et romans.

De 1936 à 1944, il vécut avec ses parents entre Barranquilla et Sucre, faisant ses études primaires chez les jésuites du collège de Barranquilla. Puis il fit ses études secondaires au lycée Zipaquira, près de Bogota, où il était boursier, obtenant en 1946 le baccalauréat. En 1947, il fut étudiant en droit à l’université de Bogota. Il publia alors dans le journal ‘’El espectador’’, la première d’une série de nouvelles :

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‘’La tercera resignación’’

(1947)


La troisième résignation
Nouvelle

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‘’La otra costilla de la muerte’’

(1948)
Nouvelle

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‘’Eva está dentro de su gato’’

(1948)
Nouvelle

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Le 9 avril 1948, Garcia Marquez assista au soulèvement populaire (Bogotazo) qui suivit l'assassinat du leader libéral Jorge Eliécer Gaitan. L’université étant fermée, il rejoignit sa famille à Cartagena, où il collabora à “El universal, journal nouvellement fondé, répondant à la nécessité de survivre et de lancer tout jeune à sa famille extravagante et pléthorique « les bouées de sauvetage » dont elle avait périodiquement besoin.

Passé à “El heraldo de Barranquilla, il se lia d’amitié avec Alvaro Cepeda Samudio, Alvaro Mutis et Plinio Mendoza.

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‘’Amargura para tres sonánbulos’’

(1949)
Nouvelle

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‘’Diálogo del espejo’’

(1949)
Nouvelle

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‘’Ojos de perro azul’’

(1950)


Des yeux de chiens bleus”
Nouvelle

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‘’La mujer que llegaba a las seis’’

(1950)
Nouvelle

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‘’Nabo, el negro que hizo esperar a los ángeles’’

(1951)
Nouvelle

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Durant des années de bohème studieuse (1950-1954), Garcia Marquez découvrit Faulkner, Hemingway, Virginia Woolf, Kafka. Joyce.

En 1951, sa mère l'en arracha quelques jours pour lui faire faire un retour aux sources de son enfance, ce village perdu d'Aracataca qui deviendra Macondo dans ‘’Cent ans de solitude’’, où il retrouva tous ces fantômes extravagants qui allaient peupler sa mythologie de romancier. Le jeune lecteur de Faulkner redécouvrit ainsi la surréalité enfouie de ses premières années, dans un univers féminin habité de superstitions et dominé par le grand-père, Don Nicolas Marquez, dit Papalelo, ex-« colonel » de guerres civiles perdues d'avance, qui passa son existence à regretter d’avoir occis un homme dans un duel et qui attendit une pension qui ne vint jamais.

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‘’Alguien desordena estas rosas’’

(1952)
Nouvelle

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‘’La noche de los alcaravanes’’

(1953)
Nouvelle

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Entré en février 1954 à “El espectador, à Bogota, Garcia Marquez y tint la rubrique cinéma, puis, s'affirmant rapidement comme l'un des plus grands journalistes latino-américains, devint grand reporter.

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‘’Monólogo de Isabel viendo llover en Macondo’’

(1955)
Nouvelle

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La hojarasca”

(1955)


Des feuilles dans la bourrasque”
Roman
En 1928, à Macondo, successivement un petit garçon de onze ans, sa mère, Isabelle, et le père de celle-ci, évoquent la mort par pendaison du «docteur», un étranger (peut-être français), homme sans nom et sans origine connue, qui y est venu en 1903. Il était arrivé le même jour que le nouveau curé auquel, curieusement, il ressemble comme s’ils étaient parents. Ayant une lettre du colonel Aureliano Buendia à remettre au grand-père, colonel lui aussi, celui-ci l’a logé dans une chambre. Pendant des années, il y a reçu des malades, jusqu’à ce qu’arrive «la hojarasca» («la bourrasque de feuilles» du titre), c’est-à-dire l’agitation créée par l’implantation à Macondo d’une compagnie bananière. Ayant établi son propre service de santé, elle l’a réduit à l’inactivité. Il resta enfermé dans la chambre, apparemment tout à fait solitaire, alors que, révélation survenue le jour où elle fut enceinte, il y recevait Mémé, la «guajira», la servante indienne, avec laquelle il partit dans un maison abandonnée du village. Mais, en 1919, lors d’une nuit de violences à la suite d’élections, il avait refusé de soigner des blessés. Depuis, homme maudit qu’exècre le village, autrefois enrichi et maintenant oublié et misérable, il s’était enfermé neuf ans avec Mémé qui, cependant, ce matin-là, a mystérieusement disparu, assassinée peut-être par son amant.

Le curé étant absent, le grand-père affronte le maire qui refuse le permis d’inhumer, mettant en doute que le mort se soit pendu. Les villageois jubilent, haineux, en surveillant de leurs fenêtres les ultimes vicissitudes de celui qu'ils ont condamné de son vivant «à pourrir derrière ces murs». Quelle promesse étrange, quelle parole donnée obligent un vieillard à braver leur colère pour donner à tout prix une sépulture à celui qui a trahi sa confiance? Confiance trahie aussi par Martin, un jeune homme survenu lui aussi, qui tenait avec lui des conciliabules, qui épousa Isabelle sans lui avoir vraiment parlé, lui fit ce garçon et disparut, se révélant un escroc, autre «hojarasca» lui aussi.


Commentaire
Le chassé-croisé des monologues des trois narrateurs reconstitue l’histoire petit à petit sans jamais l’élucider vraiment. Dès ce premier roman, où était perceptible l’influence d’Hemingway, de Faulkner et de Joyce, sont apparus le village de Macondo et une situation que Garcia Marquez a ensuite reprise à plusieurs occasions : des personnages-narrateurs apportent des témoignages sur un cadavre présent ou absent.

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En juillet 1955, envoyé en Europe, Garcia Marquez se rendit à Genève, puis à Rome, où il s’inscrivit au Centre expérimental de cinéma. Quelques mois plus tard, la fermeture de son journal par le dictateur Rojas Pinilla, le surprit à Paris. Bientôt sans argent, réfugié au dernier étage d’un hôtel du Quartier Latin, il travailla à un roman.

En 1958, il visita l’Allemagne de l’Est, l’Union soviétique, la Hongrie, séjourna de nouveau à Paris puis à Londres et à Caracas, avant de gagner la Colombie, où il épousa Mercedes Marcha Pardo, chaste amour de jeunesse, qui allait lui donner deux garçons.

En 1959, il s'associa à la révolution cubaine comme correspondant de l'agence ‘’Prensa latina’’ à Bogotá, puis à New York. En désaccord avec certaines orientations du régime de Cuba, il quitta Prensa latina en 1961 et partit pour Mexico où il mena de front les activités de journaliste, de romancier, de rédacteur publicitaire et de scénariste.

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‘’El colonel no tiene quien le escriba’’

(1961)
“Pas de lettre pour le colonel


Nouvelle
Depuis plus de trente ans, un ancien officier attend une pension promise après un vain combat, et rien ne vient. Le receveur de la poste dit que «la seule chose qui arrive sans faute, c’est la mort». Alors chaque semaine, chaque jour, lui et sa femme s'enfoncent dans un peu plus de misère, un peu plus de chagrin. Ne leur restent qu'une effrayante dignité et l'espoir que le coq de combat élevé par le colonel pourra les en tirer. Ne leur reste surtout que leur amour timide, maladroit, plein de reproches et de rancoeur et, pourtant, d'une incroyable fraîcheur, un «amour de vieux», qui les magnifie et les sauve.
Commentaire
C’est un récit très méticuleux que Garcia Marquez détacha du roman qu’il était en train d’écrire, ‘’La mala hora’’.

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‘’La siesta del martes’’

(1962)


La sieste du mardi”
Nouvelle de 9 pages
Un mardi après-midi, alors que le village a sombré dans la sieste, survient une femme accompagnée de sa fille qui réveille le curé pour savoir où a été enterré son fils, abattu la semaine précédente alors qu'il cherchait à pénétrer dans une maison. Curieusement, le village entier s'est réveillé et attend que la femme sorte de chez le curé.

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‘’Un día de éstos’’

(1962)


Un jour comme les autres”
Nouvelle de 4 pages
Un lundi matin tiède et pluvieux, Don Aurelio, le dentiste, reçut dans son cabinet la visite impérative du maire, son adversaire politique, accompagné du lieutenant sous la menace de l'arme duquel il dut rentrer le fusil qu'il avait sorti et fut obligé de le soigner. Il avait un gros abcès. Aussi, sans l'endormir ni le regarder, il lui arracha une dent de sagesse alors que l'autre s'agrippait aux bras du fauteuil, sans soupirer. Il partit en lançant que peu importait qu'il envoie la facture à lui ou à la municipalité.
Commentaire
Cette nouvelle et plusieurs autres du recueil se retrouvent dans le roman “La mala hora” (1966). Dans la préface, Albert Bensoussan écrit : «La guerre civile est passée, l'armée s'est emparée des mairies et des caciques sans scrupules ont aidé à la pacification dévastatrice et mortifiante. Le grand corps colonial n'en finit plus de se décomposer».

Pour bien comprendre combien la situation est cruciale, il faut savoir que, dans le roman, la dent gâtée tourmente de plus en plus le maire au cours de l'enquête qu'il fait pour trouver la personne qui a distribué des tracts subversifs et qu'il lui faut absolument se soumettre aux soins d'un adversaire politique, souffrir devant lui sans défaillir. La narration demeure froide même au moment où la douleur doit être la plus intense. Le point de vue objectif, la narration est à la troisième personne.

On relève de nombreuses figures de style : des personnifications («le lundi qui naît», «les charognards» humanisés [ce sont des oiseaux, des vautours, des urubus, qui mangent les morts]) plutôt que des métaphores ; d'étonnantes correspondances («odeur glaciale», «vide glacé») ; un oxymoron («tendresse amère»). Le texte est marqué par l'insistance sur l'ambiance chaude et humide, la proximité d'une nature menaçante et répugnante (les charognards du début comme la toile d'araignée de la fin).

L’auteur rend le climat tropical, l'apathie qu'il entraîne. L'aspect politique et social tient une grande place : le dentiste est un opposant démocrate qui veut faire remarquer que les dépenses personnelles ne devraient pas être payées par les citoyens.

Le dentiste travaille mécaniquement, ce qui traduit son souci de n'avoir pas à penser à ce qui est trop préoccupant, la peur qu'il ressent puisqu'il est l'adversaire politique du maire et même le chef de l'opposition. Le maire est un homme au pouvoir, un militaire qui plus est, qui doit renoncer à sa dignité, à sa fermeté pour affronter une très forte douleur, qui ne dit rien, qui ne peut cependant s'empêcher de lâcher un soupir et surtout de pleurer, le dentiste lui faisant essuyer ses larmes avec une charité qui est, en fait, sadique.

La violence, la guerre, la vengeance qui va entraîner une autre violence, tout cela est uni. Sont opposés le pouvoir et la faiblesse du corps : aussi puissant que nous puissions être, nous sommes réduits à notre corps, soumis à la compétence de celui qui, même sans diplôme, peut le soulager de la douleur, en lui en infligeant momentanément une plus grande. Enfin, s’impose la fatalité du climat à la fois atmosphérique et social, la lassitude, l'accablement, avec lesquels les uns et les autres essaient de continuer à agir, tous réduits par la grande force qu'est la nature.

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‘’En este pueblo no hay ladrones’’

(1962)


Il n'y a pas de voleurs dans ce village”
Nouvelle de 33 pages
Damaso a cambriolé la salle de billard du village et n'en a rapporté que trois boules qu'il cache. Mais, d'autres boules n'arrivant pas, les habitués de la salle sont désorientés, et Damaso décide de les replacer en pénétrant de nouveau par effraction, la nuit dans la salle de billard. Mais le propriétaire le surprend et l'accuse du vol d'une somme d'argent qui ne se trouvait pas là.
Commentaire
Cette histoire a quelque chose de policier, mais s’y enchaînent des situations absurdes, un suspense est créé et le piège se referme finalement. La phrase qui fait le titre, “Il n’y a pas de voleurs dans ce village”, a pour conséquence l’arrestation injuste et brutale d’un Noir dont on fait un bouc émissaire, preuve donc d’un racisme qui est l’exutoire d’une société où le travail est absent, où règne la pauvreté, où les hommes sont paresseux, les femmes exploitées. Ces gens sont-ils responsables de leur pauvreté ou tient-elle à des raisons supérieures? Il apparaît qu’il est inutile de se voler entre pauvres, qu’il est nécessaire d’être un tant soit peu intelligent pour être criminel. Damaso, c’est le macho, beau et coquet (il doit ressembler à une vedette, Jorge Negrete, puisque les deux femmes l’appellent ainsi), mais il est paresseux, vivant aux crochets d’une femme, et bête au point que, voulant devenir un criminel, il n’en est pas même capable. Ana, en dépit de sa plus grande maturité, à cause de son attachement sensuel à ce beau garçon, lui est soumise. La fille et le Noir sont les victimes désignées. Don Roque est le roublard qui a compris qui est le coupable, lui a tendu habilement un piège et a attendu patiemment qu’il s’y prenne.

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‘’La prodigiosa tarde de Baltazar’’

(1962)


Le merveilleux après-midi de Balthazar
Nouvelle de 10 pages
Balthazar a construit une magnifique cage d'oiseaux que le docteur Giraldo désire, la destinant au fils du riche Montiel. Mais celui-ci, ne l'ayant pas commandée, la refuse et ordonne à Balthazar de se retirer avec sa cage. Cependant, devant les pleurs du fils, il la laisse pour rien et se voit même obligé de célébrer la vente qu'il n'a pas faite, se saoule et s'endort dans la rue.

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‘’La viuda de Montiel’

(1962)


La veuve Montiel”
Nouvelle de 8 pages
À la mort du coléreux don Chepe Montiel, riche commerçant qui a profité du régime politique et qui a fait assassiner les opposants, tout le village se réjouit. Mais sa veuve se sent rejetée alors qu'elle entend les coups de fusils avec lesquels on tente, dans la cour, d'ouvrir le coffre rempli de secrets. Elle reste isolée, ne recevant que la visite du comptable, Carmichael, et les lettres de ses filles. Aussi se prépare-t-elle à mourir, l'apparition d'une Grande-Mémé lui indiquant que le moment est propice.

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‘’Un día despues del sábado’’

(1962)


Un jour après le samedi
Nouvelle de 27 pages
Alors que la chaleur de juillet s'acharne sur le village qui est envahi par des oiseaux qui brisent même les vitres des maisons, une vieille femme et le vieux curé de quatre-vingt-quatorze ans ne comprennent pas le phénomène, et le curé perd même complètement la raison, la venue d'un jeune homme lui faisant croire au passage du Juif errant.

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‘’Rosas artificiales’’

(1962)


Les roses artificielles
Nouvelle de 7 pages
La grand-mère de Mina est aveugle et passe pour folle. Mais elle perçoit tout ce qui se passe. Mina regrette de ne pouvoir assister à la messe du premier du mois parce que sa robe n'a pas de manches. Elle fabrique, pour Pâques, des roses artificielles avec Trinidad, une amie à qui elle fait la confidence d'un grand secret. La grand-mère en est mécontente et elle remarque que Mina, contrairement à l'habitude, s'est rendue deux fois aux cabinets : elle y jette des lettres jusque-là précieusement conservées.

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‘’Los funerales de la Mamá Grande’’

(1962)


‘’Les funérailles de la grande mémé”
Nouvelle de 20 pages
Par un matin tiède de la fin septembre meurt la Grande Mémé. Réunis autour de sa dépouille, ses neuf neveux écoutent la liste de ses terres. Elle était devenue si puissante qu'elle est un personnage mythique qui organisait chaque année une énorme réception, qui assurait la paix sociale et entretenait le zèle patriotique. À ses funérailles qui sont grandioses assistent le président de la République et le pape, et un deuil national est décrété.
Commentaire
La nouvelle reprend une situation fréquente dans les oeuvres de Garcia Marquès : des personnages-narrateurs agissent ou méditent à proximité de cadavres.

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En 1962, les nouvelles précédentes furent publiées dans le recueil ‘Los funerales de la Mamá Grande’’ (“Les funérailles de la grande mémé”). Elles étaient des fragments détachés d’un même ensemble romanesque auquel appartenait aussi le roman qui fut publié ensuite :

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La mala hora”

(1962)


‘’La mala hora’’
Roman de 210 pages

Un village colombien, qui a connu la guerre civile, vit apparemment en paix sous la tutelle du maire. Mais apparaissent des tracts anonymes pleins de médisances ou de calomnies qui sèment la discorde dans les couples, les familles, les classes sociales. En fait, l'apathie due au climat est telle que le maire, longtemps, n'agit pas et que c'est le curé, le père Angel, qui lui demande de prendre des mesures d'autorité devant ce «cas de terrorisme contre l'ordre moral». Un couvre-feu est décrété, des hommes sont mobilisés pour le faire respecter. La découverte d'un distributeur de tracts politiques marque le retour à la répression.


Commentaire
Cette histoire d’une communauté villageoise déchirée par la délation et la résurgence de son passé fait apparaître les positions des grands propriétaires, du maire et du juge, fonctionnaires corrompus et de ce fait inactifs. Mais le maire peut ensuite transformer cette simple affaire en un problème politique pour pouvoir justifier sa répression : c’est ce qu’on appelle de la provocation car les tracts politiques ont été distribués à son instigation pour lui fournir le motif de s’attaquer à de prétendus révolutionnaires. Cela conduit donc à une réflexion politique, ce village étant représentatif de toute la Colombie, sinon de toute l’Amérique latine. Le titre marque la fatalité d’un destin qui fait retomber inexorablement dans le malheur.

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En 1963, Garcia Marquez écrivit une première version de ‘’L’automne du patriarche’’.

En 1965, il commença la rédaction d’un autre roman :

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Cien anos de soledad”

(1967)


Cent ans de solitude”
Roman de 500 pages
Dans un coin perdu du nord de la Colombie, au XIXe siècle, José Arcadio Buendia, harcelé par le fantôme d'un ami qu'il avait tué lors d'un duel d'honneur, quitta son village natal et s'enfonça dans les marécages à la recherche d'un passage vers la mer. Après des mois de marche harassante, le petit groupe de familles qui l'accompagnaient s'établit près d'une rivière et fonda le village de Macondo. Ursula Iguaran, sa femme, poursuivie par la hantise de l'inceste qui entacha la famille de la naissance d'un enfant à queue de cochon, tâcha par tous les moyens d'éviter que les expériences alchimiques de son mari ne vinssent briser la belle ordonnance de sa maison. En effet, chaque année, lors de l'arrivée au village de Melquiades et de ses gitans, José Arcadio se prenait d'une passion subite pour les dernières nouveautés que ceux-ci présentaient, jusqu'au jour où, Melquiades lui ayant offert un laboratoire d'alchimie, il s'enferma dans une pièce à la recherche de l'or alchimique.

De ses deux fils, seul le colonel Aureliano Buendia le suivit dans une certaine mesure dans ses recherches en fabriquant, au soir de sa vie, de petits poissons aux écailles d'or. Pour l'heure, il était amoureux de la fille du « corregidor » Don Apolinar Moscote, Remedios. Malheureusement, à la naissance de leur fils, elle décéda, et le colonel se lança à la tête des libéraux dans une guerre civile qui enflamma tout le pays. Dix-sept fils naquirent des veillées de combat, tous marqués d'une croix au front et tous assassinés dans la fleur de l'âge, et il ne resta au colonel qu'à se réfugier dans le laboratoire de son père où, jour après jour, il fabriqua des petits poissons aux écailles d'or.

L'aîné des Buendia, José Arcadio, se maria avec sa demi-sœur, Rebecca, après avoir quitté le village pendant plusieurs années, et eut un fils, José Arcadio le second, de Pilar Ternera, la prostituée du village. C'est vers cette époque que Melquiades décéda, non sans avoir rempli des pages et des pages d'une écriture serrée dont il affirma qu'elle ne serait déchiffrée que cent ans plus tard.

Fusillé durant la révolution parce qu'il abusait de son autorité, José Arcadio le second poursuivit la lignée par son fils, Aureliano le second. De cette époque dataient, d’une part, l'installation au village d’une compagnie bananière, installation qui coûta la vie au fiancé de Meme, la fille d'Aureliano le second ; d’autre part, le massacre de trois mille ouvriers en révolte contre la compagnie. Meme eut un fils, Aureliano, que sa grand-mère, Fernanda del Carpio, considéra toute sa vie comme le fruit d'un terrible péché qu'il fallait cacher. Aureliano passa donc tout son temps enfermé dans le laboratoire d'alchimie où, de temps à autre, le fantôme de Melquiades venait l'encourager à l'étude afin qu'un jour il puisse déchiffrer ses manuscrits. Le village, qui avait connu tant de moments extraordinaires du temps de la révolution et ensuite de la compagnie bananière, ne ressemblait plus à grand-chose, il mourait au rythme de la maison des Buendia. Lorsque Fernanda del Carpio décéda, personne ne suivit son cercueil, car tous les enfants avaient quitté le village ou étaient morts ; seul demeurait Aureliano qui, enfermé dans sa chambre, tentait de déchiffrer les manuscrits anciens.

Lorsqu'Amaranta Ursula, sa demi-sœur, revint au village accompagnée de son mari, Gaston, elle ne reconnut pas la cité bruyante qu'elle avait quittée bien des années auparavant. Comme tous les Buendia, elle avait une force de caractère telle que le délabrement de ses souvenirs n'entama en rien sa bonne humeur. Son mari, trop occupé à mettre sur pied un courrier aérien entre Macondo et l'Europe, ne s'aperçut que trop tard de la liaison qu'elle entretenait avec son frère. Il rentra en Europe et laissa le nouveau couple à son bonheur incestueux. Un fils naquit, il avait une queue de cochon. Mais personne n'était plus là pour attirer l'attention sur la malédiction d'une telle naissance.

Amaranta Ursula mourut à la naissance de l'enfant, et Aureliano, ayant oublié son fils dans la salle commune, retrouva son cadavre dévoré par les fourmis rouges. Il se remit à l'étude des manuscrits de Melquiades, parvint à les déchiffrer et découvrit qu'ils contenaient le passé et l'avenir de la famille. Désireux de connaître son avenir, il sautait des pages entières pour en arriver au présent. Alors qu'il déchiffrait les dernières lignes, le village entier s'écroula et il mourut sous les décombres car «Il était dit que la cité des miroirs (ou des mirages) serait rasée par le vent et bannie de la mémoire des hommes à l'instant où Aureliano achèverait de déchiffrer les parchemins car, aux lignées condamnées à cent ans de solitude, il n'était pas donné sur terre de seconde chance


Analyse
Intérêt de l’action
Dans cette chronique séculaire, cette épopée mythique du village de Macondo dont la lente décadence se reflète dans celle de la famille de ses fondateurs, les Buendia, à travers cinq générations, leurs destins étant indissolublement liés, Garcia Marquez fut la fois héritier de la tradition orale et des grands récits de fondation.

Dans ce roman à la foisonnante composition, la réalité et le rêve s'entrecroisent perpétuellement pour donner naissance au mythe. C’est ce que certains critiques ont appelé le «réalisme magique» parce que Garcia Marquez mêla des faits considérés comme «réels» à d’autres qui seraient «irréels» ou «magiques», qu’il réussit à créditer d’un même niveau de vraisemblance ; mêla au sens du détail concret des sons, des couleurs, des perceptions olfactives, la présence fugitive du surnaturel et de la magie : des fantômes apparaissent ; on voit un tapis volant ; on a la preuve de la lévitation d'un curé au moyen du stimulus du chocolat ; Ursula vit bien au-delà de son terme normal ; Remedios la Belle exerce un charme magique, semble avoir atteint l’apogée de la spiritualité et connaît une ascension analogue à celle de la Vierge ; Melquiades, personnage extérieur la famille Buendia, qui s’intègre dans son histoire, joue le rôle de révélateur mythique et de prophète de la réalité qu'il enregistre sur de mystérieux manuscrits ; grâce à sa capacité de pré-vision, il y a couché leur histoire complète, y a prédit le destin inéluctable de Macondo et des Buendia dont l'évolution généalogique est déterminée, selon lui, par le fait que le dernier d’entre eux naîtra doté d’une queue de cochon.

C’est arrivé au début et ç’a arrive encore à la fin ; ainsi, fidèle au mode de narration du récit mythique, Garcia Marquez boucle son roman par la répétition de l'inceste initial et par l'accession à la connaissance tragique d'un destin où tout était écrit (Aureliano déchiffre enfin le manuscrit de Melquiades). À la fin, un cyclone fait disparaître le monde de Macondo.

On y trouve l’une des plus célèbres attaques de la littérature universelle : « Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace. »

Rien d'étonnant alors à ce que le temps y soit cyclique, qu’il progresse sur le mode de la spirale : les descendants sont dotés des mêmes défauts et qualités que ceux de leurs ancêtres, «l’histoire de la famille n’est qu’un engrenage d’inévitables répétitions, une roue tournante qui aurait continué à tourner jusqu’à l’éternité n’eût été l’usure progressive et irrémédiable de son axe». L'auteur alterne les sauts en avant et les retours au passé en une subtile alchimie. Surtout, le livre est un «ouroboros», à la façon d’”À la recherche du temps perdu” de Proust.

Melquiades est à la fois personnage et producteur littéraire à l'intérieur du roman, ses manuscrits occupant une place dans la réalité fictive que constitue Macondo. Cela met en évidence une condition spécifique de l'écrivain : il est l’historien d'un événement qu'il raconte comme déjà passé bien qu'il doive le pré-voir c'est-à-dire l'imaginer. Melquiades est paré de toutes les qualités et conditions spécifiques que doit posséder l'écrivain pour réaliser sa production littéraire. Ainsi, Gabriel Garcia Marquez, avec son sens de l'humour habituel, raille et mythifie à la fois la fonction de l'écrivain, et met en jeu sa conception de la fiction et de la réalité, du rôle de l'écrivain et de son mode spécifique de production, des fonctions de l'œuvre littéraire et du processus de reproduction qu'effectue le lecteur au moment de la lecture de l'oeuvre. Aureliano Babilonia termine la lecture des manuscrits au moment précis où le roman s'achève, où l’on a la révélation totale de ce que Melquiades avait prophétisé. Ainsi s’explique le cyclone qui fait alors disparaître le monde de Macondo : il constitue la matérialisation de l'étape finale à laquelle est soumise toute fiction qui cesse d'être une réalité pour la perception du lecteur et qui s'estompe au moment précis de la révélation finale, quand tout s'éclaire, mais aussi se termine.


Le point de vue est celui d’un narrateur objectif qui accomplit la fonction de relater la totalité de l'événement en une synthèse dense et d'un mouvement rapide. Il occupe toujours le premier plan, se trouve au centre du récit, et garde en permanence sous son contrôle les fils de la narration. C'est à travers ce qu'il raconte que nous arrivons à apprendre tout ce qui arrive. Par-dessus tout, il croit ce qu'il est en train de rapporter, ce qui est en train de se produire. Il est le premier convaincu des faits magiques qu'il recense et qu'il narre. Mais il n'intervient pas explicitement pour commenter ou indiquer ses points de vue. Cependant, sa sensibilité exprime la sensibilité propre au monde de Macondo. Sa crédulité au sujet des faits qu'il relate et sa façon de les organiser et de les exprimer permettent de maintenir dans le roman un constant équilibre qui donne de la vraisemblance et de l’intérêt à son histoire, porteuse en elle-même d'un haut degré d'exubérance.
Intérêt littéraire
Le langage du narrateur est direct et simple. Sa façon de raconter est proche de la langue parlée latino-américaine. L'exubérance de cette histoire jubilatoire tient aussi à un mode superlatif de valorisation des faits qui est une caractéristique propre au langage populaire et familier latino-américain. Comme exemple, il faut remarquer la fréquence avec laquelle un Latino-Américain qualifie d’«extraordinaire» ou de «fabuleux» ou couvre d’adjectifs superlatifs des faits relativement normaux, alors que, dans les mêmes cas, dans les pays du nord, on se contente de dire «ce n’est pas mal». Cette valorisation est marquée par des hyperboles : «j’ai tant supplié que j’en ai perdu la voix». Dans d'autres cas, il s'agit d'expressions qu'on entend couramment dans la conversation populaire, comme par exemple : «elle était si jolie qu'elle ne paraissait pas de ce monde» ou «elle entendit l'appel du sang», expressions qui se changent en faits réels dans “Cent ans de solitude” avec l'ascension de Remedios la Belle ou avec le filet de sang qui, sortant du corps de José Arcadio, traverse Macondo pour arriver jusqu'à Ursula, sa mère, tandis que celle-ci parcourt le chemin tracé par ce fil de sang et rencontre son fils qui vient de mourir.

Garcia Marquez joue parfois, avec souplesse, d'un haut degré d'ironie, d'une hilarité contenue ou d’une grave solennité.


Intérêt documentaire
Si “Cent ans de solitude” est un roman fantastique, on peut, comme l’a proposé Eugenia Neves, y voir un tableau de l’évolution qu’ont connue les pays latino-américains. Elle n'est pas, à prime abord, évidente pour le lecteur puisqu’aucun narrateur ne l'exprime directement, mais elle est pourtant explicitement narrée.

L'histoire de Macondo et de la famille Buendia, qui s'étend approximativement sur environ un siècle, de 1850 à 1950, grande cosmogonie, serait une modulation de cette évolution. Le roman commence avec la fondation de Macondo dans des temps très anciens : «Le monde était si récent que la plupart des objets n'avaient pas de nom et pour les désigner il fallait les montrer du doigt.» Implanté loin des axes de communication, coupé du monde, le village abrite des habitants heureux, sous la direction du fondateur, José Arcadio Buendia. Mais, obéissant aux ordres du destin, la belle autarcie primitive s'ouvre au monde extérieur avec le chemin de fer, et l’enseignement des hommes de savoir est alors délaissé. Macondo connaît alors une expansion, puis traverse la longue guerre civile, des révolutions, est soumise à la corruption et à l’oppression sociale, subit l’intervention étrangère, cause d’un processus de décadence qui s'achève par la dévastation totale. Ce n'est pas tant la malédiction des Buendia qui précipite cette chute, mais bien son ouverture au temps historique.

Chacune de ces étapes de l'histoire de Macondo constitue un processus qui jette les bases de l'étape suivante. Il ne s'agit pas d'une addition progressive mais d'un développement dialectique dans lequel les faits racontés n'apparaissent pas comme des éléments isolés, mais sont au contraire intimement liés et jouent simultanément un rôle à l'intérieur des divers processus

La preuve la plus élémentaire du fait que le roman est une synthèse du processus latino-américain est que les situations sont valables et reconnaissables pour n'importe quel pays d'Amérique latine. Bien que Macondo soit inspiré du contexte colombien (la bananeraie n’est possible que dans le climat tropical du nord de l’Amérique du Sud), c’est un lieu imaginaire. Ce qui importe, c’est la contradiction entre les conditions spécifiques de Macondo et un pouvoir extérieur national qui cède ensuite la place au contrôle étranger. La fondation de Macondo, c’est, pour chacune des nations de l'Amérique latine, le commencement de leur vie indépendante à partir de leur libération du joug colonial. Une relation fondamentale serait établie entre le progrès économique et le progrès social et politique qu'il met en place, avec toutes les contradictions et les idéologies qui entrent en jeu, et leurs conséquences sur les personnages du roman.


Intérêt psychologique
Cent ans de solitude” est aussi la chronique des histoires individuelles des membres de la famille Buendia qui tous participent, chacun à sa manière, à l'aboutissement. Si, l’histoire étant racontée par un narrateur omniprésent, bien rares sont les occasions où le dialogue occupe le premier plan et où les personnages apparaissent complètement à découvert, s’ils n’ont jamais la responsabilité de transmettre le déroulement des faits, ils n’en sont pas moins importants.

Parallèlement à l’évolution objective de l'histoire de Macondo, Garcia Marquez a élaboré l'histoire de la famille Buendia suivant une ligne générationnelle à partir du couple initial formé par José Arcadio Buendia et Ursula Iguaran. Chacune de ces générations a une relation directe avec les étapes de l'évolution de l'histoire de Macondo, mais elle n’est pas comprise par les membres de la famille qui fournissent des interprétations subjectives des faits qu'ils sont appelés à vivre sans arriver à comprendre la relation de ces faits avec l’ensemble. Pourtant, dans cette fresque aux nombreux personnages, dont chacun d’eux a été conçu comme un type de la réalité latino-américaine, importent aussi les diverses façons qu'ils ont de vivre leur réalité et la réalité de leurs relations. Ils ont des caractéristiques individuelles spécifiques, tant biologiques que psychologiques. À chacune de ces étapes, un des personnages de la famille devient protagoniste, et, en tant que tel, exprime la synthèse même de cette étape, de ses caractéristiques, de ses contradictions, en même temps que les caractéristiques spécifiques de sa propre personnalité.

Par exemple, José Arcadio Buendia correspond à la fondation de Macondo. Ursula Iguaran incarne son expansion interne, mais elle est convaincue qu'il existe une répétition cyclique parmi les personnages qui se succèdent durant ces cinq générations. Melquiades conçoit une explication mythique de l'évolution généalogique de la famille Buendia. Remedios-la-belle, dont le corps suscite le désir le plus animal, est totalement pure, seul personnage qui n’agit pas sous l’emprise de la passion, de la haine, de la peur ou de la vanité ; elle exerce un charme magique, mais les qualités de cette sainte sont tout à fait inutiles pour la communauté. Le colonel Aureliano Buendia, l’homme de la guerre civile, parle des hasards qui ont jalonné sa vie. Aureliano Segundo Buendia subit l'intervention étrangère. Fernanda del Carpio assiste à la décadence de Macondo. Finalement, Auréliano Babilonia voit sa dévastation.
Intérêt philosophique
Cent ans de solitude” permet une réflexion politique. Si l’histoire de Macondo est une représentation de la vision que se fait Garcia Marquez de celle de l’Amérique du Sud, le fait que le temps soit à la fois linéaire et cyclique, que le livre est un «ouroboros», implique le pessimisme puisqu’on constate un retour en arrière, une absence de progrès réel.

Le fait que Macondo soit un paradis perdu à cause de la faute originelle (l'inceste et la naissance, qui s'ensuivit, d'un enfant à queue de cochon) donne au roman une dimension métaphysique. Les villageois vivaient dans l'innocente candeur des premiers âges et les mariages consanguins y étaient fréquents sans qu’ils posent de problèmes. Mais les personnages ont provoqué la perte de ce paradis originel.


Destinée de l’oeuvre
Publié à Buenos Aires, en avril 1967, le roman valut aussitôt à Garcia Marquez la célébrité dans toute l’Amérique latine. Considéré, par Pablo Neruda, comme «la plus grande révélation de la langue espagnole depuis le “Don Quichotte” de Cervantès», on en fit, par une sorte de malentendu, l’emblème de la littérature baroque latino-américaine du XXe siècle. Bien vite, il connut un succès mondial, quelque trente millions d'exemplaires étant vendus.

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En dépit de ce succès, Garcia Marquez continua à pratiquer le journalisme en publiant des articles sur le Chili, Cuba, l'Angola, le Nicaragua et le Viêt-nam qui servirent de jalons à son ouvrage “Cronicas y reportajes” (1975).

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